L’ours des cavernes, un animal mythique

De l’ours des cavernes, nous ne connaissons que son lointain cousin l’ours brun. Mais quels sont réellement leurs liens de parenté ?

 

 

 

 

 

 

 

Une taille imposante
La taille de l’ours des cavernes pouvait rivaliser avec celle des plus grands ours bruns actuels, les grizzlys par exemple. A l’âge adulte, il n’était pas rare qu’il mesure jusqu’à 2,5 mètres de longueur, ce qui correspondait à un poids moyen de 600 kg.
Il se distingue des grands ours brun actuels par un corps plus trapu, une tête davantage portée vers le sol, des pattes avant plus longues que celles du train arrière, un « mufle en groin ».

Un mode de vie proche de celui de l’ours brun actuel

Aire de répartition
Animal exclusivement européen, il vivait en plaine comme en montagne dans des régions au climat plutôt humide.

Hivernation
Comme les ours actuels, l’ours des cavernes hivernait à la mauvaise saison dans les grottes et les cavernes. Les femelles mettaient bas pendant la période de l’hivernation : les fouilles dans la Balme à Collomb ont mis en évidence une importante population de jeunes oursons. La mortalité juvénile devait donc être importante, mais une fois passé ce cap difficile, l’ours des cavernes vivait entre 20 et 25 ans à en juger par la découverte de dents très usées, parfois arasées jusqu’à la gencive.

Régime alimentaire
Sa morphologie dentaire et notamment celle de ses molaires à larges surfaces masticatrices traduit un régime alimentaire essentiellement végétarien. L’ours des cavernes était omnivore.

Une disparition encore en recherche d’explication
L’ours des cavernes, apparu il y a environ 150 000 ans, s’éteint à la fin de la dernière période glaciaire comme le mammouth, le lion des cavernes ou le cerf mégacéros, vers – 15 000 ans. Les changements climatiques importants et prolongés dus au réchauffement de l’atmosphère et l’augmentation de la population humaine semblent être les deux raisons principales de la disparition progressive des ours des cavernes. En réduisant les niches écologiques, ces deux phénomènes auraient entraîné la population à s’isoler, provoquant une augmentation de la consanguinité et un affaiblissement de l’espèce.